Les noces clandestines de Ramata Diakité

Publié le par MOEURS

Elle épouse un garde du Palais !

 

C’est dans la plus grande discrétion que la jeune artiste, Ramata Diakité a convolé en justes noces avec Issouf Diallo, un élément de la sécurité  présidentielle à la veille de la fête de tabaski.

 

L’artiste malienne, Ramata Diakité, celle qui vient de recevoir le prix de la meilleure artiste féminine lors des Tamani 2006, s’est mariée, il y a juste un mois, la veille de la  fête de tabaski à Issouf Diallo, son cousin maternel et non moins élément de la Garde présidentielle de Koulouba.

Le mariage a eu lieu dans leur village natal, à Bougouni. Une façon, selon elle, de fuir les cameras.

Mais, le mariage d’un artiste ne se passe jamais inaperçu. Toute la rédaction de ‘’mœurs’’ souhaite heureux ménage au jeune couple.

Le parcours d’une dame qui chantait en cachette !

 

L’histoire de Ramata Diakité nous apprend que le talent pur n’est pas une histoire d’influences et mieuxpeut même éclore dans un environnement peu propice.

 

Ramata Diakité est née au sud du Mali dans la région du Wassoulou.
Dans sa famille personne ne chante, et l’on n’envisage pas que quiconque puisse se lancer dans la chanson. Rien ne prédisposait cette jeune malienne de la province de Wassoulou (région d’où est originaire la grande Oumou Sangaré) à épouser la carrière de chanteuse.

Dès l’âge de douze ans, elle prend l’habitude de chanter en cachette de sa famille tout en s’accompagnant d’une calebasse. Et c’est contre l’avis de ses parents qu’une de ses tantes, Djénéba Diakité, l’engage dans son orchestre en tant que choriste. Très vite, ses dons vocaux la font remarquer par d’autres chanteurs maliens et elle enchaîne les tournées en compagnie de Samba Diallo, Yoro Diallo ou Ténin Sidibé.

En 1996 sort sa première cassette qui devient l’un des plus grands succès de l’année dans son pays d’origine. En octobre 1997, le public français la découvre à l’occasion d’une soirée malienne à la cité de la musique où Salif Kéita est la vedette. En 1998, elle participe à l’enregistrement de «Kulanjan» l’album très remarqué du maître de kora Toumani Diabaté et du grand bluesman Taj Mahal. «C’était cool de chanter avec lui» confiait-elle au magazine français Vibrations, «depuis j’écoute plus de blues et de jazz». Bien qu’elle vienne de sortir «Na», son premier album à diffusion internationale (qui devrait logiquement l’établir au premier rang des chanteuses maliennes), elle continue à teindre et coudre des tissus avec sa belle-sœur pour gagner sa vie. Ce qui lui permet de resplendir dans les rues de Bamako, drapant son superbe talent dans des étoffes aux couleurs chatoyantes.
Source : Mondomix
  Binta Gadiaga

 

 

 

 

Publicité

Publié dans moeurs

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article