Brigade urbaine pour la protection de lenvironnement
Créée, il y a quelques années par le défunt maire du district de Bamako, Moussa Badoulaye Traoré, pour veiller à la préservation d’une bonne image de notre capitale par la surveillance permanente des lieux publics comme les espaces verts, les monuments et la régulation des trottoirs,
Il ressort de nos enquêtes que certains agents de
Corruption, concussion ? Allez savoir ! En tout cas, chez les brigadiers comme du coté des vendeurs ambulants, les avis sont partagés. Si certains agents de
‘’On les arrange’’
Moustapha Cissé, agent de
A l’écouter, on comprend vite que le fait de prendre de l’argent n’est pas un fait aussi grave. ‘’C’est eux qui viennent nous supplier de prendre de l’argent. On les arrange. Même la police le fait. Hier, les policiers étaient là. Ils ont tout dégagé, après les gens sont venus les voir avec de l’argent’’, martèle M Cissé.
Contrairement à M Cissé, son collègue, M. Coulibaly explique le phénomène en ces termes, ‘’Notre rôle, c’est de dégager les gens du trottoir. Ce n’est pas facile. On les chasse. S’ils reviennent, le véhicule de la brigade en patrouille ramasse alors leurs objets. Arrivés à la mairie, ils paient de fortes amendes. Tu vois, quand les vendeurs ambulants n’occupent pas le trottoir, la circulation est fluide. Il n’y a pas beaucoup d’embouteillages. Du matin jusqu’à la nuit, nous sommes là pour dégager’’ les gens.
M. Coulibaly n’est cependant pas d’accord avec le terme ‘’racketteur’’. Tout comme cet autre agent qui a préféré garder l’anonymat. Ses camarades n’ont jamais racketté les vendeurs ambulants, leur boulot est de veiller à l’assainissement de la ville, la maintenance de la fluidité de la circulation, a-t-il conclu.
Dans le petit monde des ‘’crab-crab’’
Dans le petit monde de la débrouille en plein cœur du District, des ‘’crab -crab’’ comme on dit, l’unanimité n’est pas non plus faite sur ‘’Ils ne sont pas nos amis’’.
’Ils ne sont pas nos amis’’.
Abdoulaye Diallo, vendeur de ceintures au marché Railda se dit excédé par ces agents. ‘’Ils ne sont pas nos amis’’, déclare-t-il. ‘’Lorsqu’ils nous prennent, il faut payer 500 FCFA à leur poste’’.
Batoma les apprécie beaucoup
Batoma, elle, doit avoir un secret pour ne jamais tomber dans le filet des agents de
Pour autant, Batoma craint énormément leur véhicule de patrouille : s’il t’embarque, tu ne t’en tires pas sans de grosses amendes.
‘’Pur racket’’
Daouda Diarra, lui, ne décolère jamais contre ce qu’il considère comme un pur racket de la part des Brigadiers de Bamako. ‘’Je ne sais pas pourquoi ils veulent nous empêcher de vendre ici, alors qu’ils nous prennent de l’argent’’, a-t-il déclaré.
Chiaka Doumbia
Contacté par nos soins, le Directeur de la brigade urbaine pour la protection de l’environnement a souhaité d’abord prendre contact avec le nouveau maire sur certains aspects du fonctionnement de son service. Dans les prochaines parutions, nous tenterons de recueillir ses propos.