Ces enfants sans abris ! Vagabonds ? Mendiants ?

Publié le par MOEURS

Ils ont entre 10 et 11 ans et sillonnent la ville. Du matin au soir, dans tous les lieux publics, ils se faufilent entre les passants, à la recherche de leur pitance. La nuit tombée, ils cherchent un endroit pour dormir; épuisés qu’ils sont, en attendant une autre journée pour reprendre leur peine.

 

Ils sont nombreux à être dans la rue. Actuellement personne, aucune Ong ou autre structure sociale ne peut donner avec certitude le nombre exact d’enfants qui vivent dans la rue. Pour diverses raisons, ils ont abandonné leurs familles respectives pour se réfugier dans différents endroits. Parmi ces causes, on peut citer les carences affectives, la précarité économique des parents, le divorce, le décès des parents et plein d’autres. On les rencontre partout au centre ville, mais leur Qg est en général le trottoir de la Grande mosquée de Bamako, ou l’auto-gare de Sogoniko. 

La rue avec tous ses problèmes et ses dangers demeure leur domicile. Ils y logent, mangent et jouent. Le jour, certains cherchent l’aumône et les autres cherchent à cirer les chaussures ou à vendre divers articles. La nuit, ils cherchent un abri à squatter en attendant la levée du soleil. Filles et garçons se côtoient sans gène. Entre eux, ils tissent des relations amicales.  Ils s’habituent tellement à ce mode de vie qu’ils ne comptent plus retourner en famille. Abandonnés à leur sort, ils sont devenus par la suite des petits voyous. Ces enfants, organisés en société parallèle, constituent une véritable menace. Malgré la multiplication des associations et tous ces sous en jeu, la situation de ces enfants ne s’améliore guère.

Chiaka Doumbia

 

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