Nouvelle Elle cédait ses dessous à son pervers de beau-frère
Episode 25
Maladivement amoureux de la cousine de son épouse, sinon fou des rondeurs de celle-ci, MD avait fini par devenir l’esclave de son satanique désir et des caprices d’une femme qui savait ce qu’elle voulait et ne lésinait sur aucun moyen pour atteindre ses objectifs. Convaincue du désir maladif que son beau-frère éprouvait pour son corps, elle lui cédait ses dessous à 50.000 FCFA, l’unité. Ces slips, les portaient pour assouvir sa libido et en tiraient d’énormes plaisirs. Ah, le pervers ! Il restera longtemps sous l’emprise de Safy qui, de son côté, n’entendait plus s’arrêter en si bon chemin. Tant les fantasmes de son richissime et très généreux animal de beau-frère commençaient à faire leur effet, non seulement sur son corps et son esprit, mais aussi sur sa bourse débordante depuis d’espèces sonnantes et trébuchantes.
Le temps des orgies
Sangouni entre dans la danse
- ‘’Vous cherchez quelqu’un ?’’
- ‘’Oui, mon mari !
- ‘’Qui ?’’ Contre-attaqua – t-il.
- ‘’Diadié, répondit la belle et tendre inconnue.
Jouant au malhonnête jusqu’au bout, MD répondit qu’il ne le connaissait pas bien l’intéressé, mais qu’il n’était pas là. Sangouni, ne se donna plus la peine de vérifier et mordit à l’appât. MD, qui sur le champ demanda à la belle Sangouni de rentrer chez elle et, si possible, d’envoyer quelqu’un d’autre et que ce lieu n’était pas très bien indiqué pour elle.
La femme du gérant lui donna raison et, au moment où elle s’apprêtait à repartir, Diadié l’a retint par l’avant-bras, avant de sortir une liasse de billets qu’il tendit à Sangouni. Surprise par le geste et la masse de l’argent venant de quelqu’un qu’elle venait de rencontrer à peine, elle voulut refuser. Mais MD, comme savent le faire les riches et généreux coureurs de jupons de la capitale, referma ses doigts sur le cadeau, pardon le poison.
- ‘’Merci !’’, ajouta- t-elle en direction de MD.
Pour toute réponse, il lui glissa ses contacts sur une carte de visite.
- ‘’Appelles- moi quand tu veux, je suis désormais à toi, et à toi seule et suis prêt à tout pour que tu deviennes la belle femme que Dieu a créée.
Sangouni s’échappa, le front tout trempé de sueur, elle n’avait jamais eu autant d’argent pour elle seule, toute sa vie. Elle s’engouffra dans le taxi et ordonna au chauffeur de la ramener à la maison. Chemin faisant, Sangouni vérifia mécaniquement le contenu de son sac : 500.000F !
‘’Woye !’’ avait- elle laissé échappé ‘’Pourquoi moi ?’’ ‘’Parce que tu es belle, et les hommes, surtout les riches, en raffolent. Satan l’avait entretenue déjà de son beau et mielleux discours. Elle avait compris et décida non seulement de ne rien dire à son mari, mais de garder le contact avec ce beau et grand ‘’quelqu’un’’.
On ne pouvait regarder Sangouni et ne pas vouloir d’elle. C’est le genre de femme qu’on ne peut voir et oublier. Tout en elle réveille les instincts les plus fous. Des attributs propres aux femmes africaines, nos belles femmes, deux gros yeux de lynx, dans une grosse tête soutenue par un long cou serti de plis. Une taille qui rappelle ‘’le bolirou’’ notre bonne vieille bouteille de calebasse, qu’on ne rencontre que dans la région de Mopti.
Pour ceux qui ne connaissent pas le ‘’bolirou’’, le corps de Sangouni s’illustre du bas du cou à la chute de deux longues jambes, par deux grosses mamelles en alerte maximum, et bondissantes de bas en haut chaque fois que la belle dame déclenchait un mouvement de son corps. Son bas ventre rétréci laisse jaillir deux formidables ‘’Beretta 36’’ prêts à être dégainés par qui sait s’y prendre, tel MD.
Car si beaucoup de mâles avaient rêvé de l’avoir un instant avec eux, personne ne s’était jusqu’ici hasardé, par respect pour le mari ou par crainte de n’être éconduit proprement par Sangouni elle-même. Elle se savait dans l’œil de gloutons de la chair fraîche. Mais, pour une fois, elle s’était sentie ‘’pénétrée’’ par MD et ne passait une minute sans penser à lui et, chaque fois que son téléphone sonnait, elle sursautait et espérait que l’appel soit de lui.
En bon prince tombeur des cœurs fragiles, MD ne s’était point trompé et savait que son geste vaudrait son pesant d’or. De retour à la table, il ne siffla mot et prit congé de ses amis. A 5 heures 25, le lourd portail électrique déchira l’aurore, et le maître des lieux terminait sa soirée. En dehors du luxe, Astan et Safy n’étaient rien à côté de Sangouni, calme, trempée dans la tendresse, et sans doute d’un naturel accablant.
C’est vrai que la meilleure des femmes est celle qu’on n’a pas encore ‘’culbutée’’, mais Sangouni avait autre chose de mieux que son épouse, sa maîtresse, et ses nombreuses conquêtes. Dans son garage, il reçut les hommages de la maison de la part de son rival de majordome, et après les salamalecs, il lui remit les clés avant de disparaître par la porte de secours, ce qui lui vaudra de ne pas passer par le couloir qui conduit forcement à la chambre de Safy.
Fatiguée d’attendre, celle-ci s’était assoupie. Dans sa chambre, sous la lampe de nuit, ronflait la mère poule, défoncée par les coups de reins de Binafou. MD ne pensait qu’à Sangouni et la folie qu’il se réservait dans la journée.
Par Sory Haïdara