Cherté des denrées alimentaires.
Un calvaire pour la population !
Riz, lait… les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter depuis quelques mois dans notre pays. Le kilo du riz coûte
La cherté des denrées de première nécessité continue de susciter des débats dans les salons et grins de Bamako. Si les consommateurs affirment que les denrées sont chères, les commerçants, de leur côté, estiment que leurs prix sont raisonnables. Chacun a ses raisons.
M. Zongo, commerçant au marché de Ouolofobougou, vend le riz de 250 à
Pas plus, pas moins, a pour sa part déclaré M Traoré. Sur la question de savoir si réellement le prix a augmenté ou pas, M Traoré, commerçant lui aussi au marché de Ouolofobougou, se veut prudent. ‘’Ça dépend des vendeurs’’ mais il rassure que le prix est toujours stable à son niveau. C’est le même constat au marché de Sébéninkoro. Daouda Kéïta, vendeur de riz, nous a affirmé que le prix du riz n’a pas augmenté pour le moment.
Autre denrée, même réalité. Le marché du lait est en train, lui aussi, de frémir. Pour Mme Ba Mariam Diarra, vendeuse à Hamdallaye, c’est une augmentation de prix qui l’a contrainte à arrêter temporairement la vente du ‘’Mali-lait’’. Elle a trouvé ce commerce moins bénéfique. Par ailleurs, elle affirme que toutes les denrées alimentaires, surtout le riz, le mil et autres ont connu une augmentation drastique.
Mme Kéïta Awa Koné, ménagère à Sébéninkoro dit ne plus pouvoir acheter le sac de riz. Aussi, se contente-t-elle chaque matin d’acheter deux à trois kilos.
Grève de la faim !
Contrairement à Mme Kéïta Awa Koné, Issa Kéïta, vendeur de livres au marché Dibida, appelle les consommateurs à observer la grève de la faim pour obtenir la réduction des prix des denrées de première nécessité. Pour ce jeune homme, le prix du riz n’est pas raisonnable. Le kilo de riz à 300 ou
Pour Abdoulaye Amadou Traoré, surveillant général dans un établissement scolaire, l’augmentation du prix des denrées alimentaires ne dépend que de la négligence de l’Etat.
‘’On n’a pas d’armes, on regarde le gouvernement’’.
Interrogé sur la question, le président du Regroupement pour la défense des consommateurs du Mali ‘’Redecoma’’, Badou Samounou, affirme avoir été effectivement saisi par certains consommateurs par rapport à l’augmentation du prix du ‘’Mali-Lait’’. ‘’J’ai tenté de joindre les responsables de ‘’Mali-Lait’’ mais en vain. Dès lors, j’ai compris que c’est quelque chose qui est tombé sans aucune information. Même si nous sommes dans un système libéral, le respect des consommateurs voudrait qu’on les informe de toute augmentation’’, a déclaré M Samounou. ‘’On ne peut pas empêcher ‘’Mali-Lait’’ d’augmenter les prix. Tout ce que nous pouvons faire, c’est appeler les consommateurs à se rabattre sur d’autres produits qui sont moins chers’’, a-t-il ajouté.
Selon le président du Redecoma, le problème du riz est dû à la constitution des banques de céréales faite par le gouvernement mais aussi au fait que les paysans vendent toutes leurs céréales juste après leurs récoltes. Le gouvernement doit prendre des dispositions pour que les prix n’augmentent pas en cette période. Sinon, dit-il, cette augmentation mérite une attention particulière.
C’est déplorable, affirme-t-il. On n’a pas les moyens mais de façon informelle, nous menons des actions. ‘’On n’a pas d’armes, on regarde le gouvernement. Nous pensons que le gouvernement sera attentif à la situation de la population’’ a-t-il conclu.
Cet appel sera-t- il entendu par les autorités maliennes ? Rien n’est moins sûr.
Chiaka Doumbia