Festivités du 8 mars 2007 à Sikasso !

Publié le par MOEURS

 

Nafi Diabaté fait chialer un animateur de radio

 

«L’aveugle danse avec sa paie. Je veux mon argent avant de monter sur scène. Pas d’argent, pas de spectacle. On s’est mis d’accord sur la somme 400.000FCFA, dont 200.000FCFA payable à l’avance. L’avance m’a été payée depuis Bamako. Je devais percevoir les 200.000FCFA restant avant de monter sur scène.

 

Puisque ce n’est pas fait, je ne peux pas me produire. J’ai l’habitude des coups de ce genre. Un contrat est un contrat. S’il m’avait dit de me produire gratuitement, je pouvais le faire sans problème ; rien que pour faire plaisir à mes fans. »

Mohamed Cissé « c’est vrai ce qu’elle dit, sauf que le reliquat devait lui être payé à la fin du spectacle. D’ailleurs, c’était une obligation et je savais que j’allais l’honorer. Je ne  sais pas pourquoi elle s’est comportée de la sorte. J’ai eu tellement honte que j’avais peur de sortir ma tête dans la ville. Heureusement que les Sikassois m’ont compris et en veulent plutôt à Nafi »

Le 8 mars 2007, Journée internationale de la femme, restera un mauvais souvenir pour le nombreux public sikassois. En effet, le spectacle que devait donner Nafi Diabaté alias Mari Mar s’est terminé en queue de poisson.

En effet, invitée pour aller effectuer une prestation, Nafi Diabaté avait exigé des organisateurs de lui payer son cachet avant qu’elle ne bouge. De 600.000 FCFA, ils ont fini par tomber d’accord sur la somme de 400.000 FCFA

Selon l’artiste, 200.000FCFA devaient lui être payés au départ de Bamako, les 200.000 autres une fois arrivée à Sikasso. A quel moment précisément ? C’est apparemment la pomme de discorde entre la star qui déclare qu’elle devait être réglée  avant qu’elle ne monte sur scène, alors que pour l’organisateur   en revanche  le reliquat devrait lui être payé plutôt à la fin du spectacle.

Selon les dires de l’artiste, elle est montée sur scène, a fait une prestation avant d’informer le public que faute d’avoir été payée, elle ne pouvait continuer de chanter.

Les membres de la commission d’organisation prétendent avoir supplié l’artiste en vain. Et de l’avoir même invitée chez le chef des griots de Sikasso pour trouver un terrain d’entente, ce que l’artiste a du reste nier.

Toujours selon les organisateurs, même la femme du gouverneur n’a pu la convaincre. Pour éviter tout contact avec qui que ce soit, elle a préféré retourner directement à Bamako sans même les avertir.

L’initiateur du spectacle, Mohamed Cissé, qui dit avoir payé de l’argent pour la salle, la protection civile, la bouffe, le rafraîchissement a ressenti cette affaire comme une humiliation. Il se dit gêné surtout aux yeux des femmes de la région, des responsables locaux de la promotion de la femme et de l’enfant, des animateurs radio qui attendaient tous impatiemment la fête.

Ils ont été déçus au point que certains Sikassois ne veulent plus entendre parler semble-t-il de l’artiste.

Faute de pouvoir rentrer dans ses fonds, il demande à Nafi de lui rembourser seulement une somme forfaitaire de 100.000 FCFA pour faire face à ses créanciers immédiats.

Quant à l’artiste, elle se défend ’Je suis partie à Sikasso dans ma voiture personnelle et à mes frais. Mes batteurs, je les ai mis dans un car et les frais étaient également à ma charge.

 

Comment veut-il que je lui rembourse de l’argent. Est-ce que vous-même allez accepter si vous étiez à ma place ? Un contrat est un contrat, je vis de mes cachets. S’il m’avait dit c’était gratuit, j’allais prendre mes dispositions’’.

 

 Drissa Togola

 

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