Pratique des affaires au Mali Les acteurs du secteur privé sinforment !
Le projet d’appui aux sources de croissance a organisé lundi dernier à l’hôtel Salam une journée d’informations et d’échanges sur la pratique des affaires au Mali à l’intention des acteurs du secteur privé et de la société civile. C’était sous la présidence du ministre de
n vue de mieux améliorer le classement de notre pays dans l’enquête de la banque mondiale ‘’Doing Business’’, le Projet d’appui aux sources de croissance a initié une série de rencontres. Ainsi, après ses différentes structures, l’administration a initié des séances d’information et d’échange avec des acteurs de la société civile et du secteur privé sur la pratique des affaires au Mali. Et ce, dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du Conseil présidentiel pour l’investissement.
Depuis quelques années, le gouvernement du Mali a entamé une série de réformes pour faire de notre pays une destination sûre pour des investisseurs sur le continent.
Pour le ministre de
Sur le classement 2006 de ‘’Doing Business’’ selon lequel notre pays occupe le 155ème rang sur 166, le porte-parole du gouvernement se dit persuadé que le Mali peut avoir une bien meilleure prestation. C’est pourquoi, il a appelé les acteurs du secteur privé à donner des réponses aux enquêteurs de
Dans son exposé, le coordinateur du Projet d’appui aux sources de croissance, Lamine Diallo, a souligné que plusieurs mesures ont été prises pour améliorer le climat des affaires dans notre pays. Ainsi, il a cité l’accélération des procédures de création des entreprises, le nouveau Code général des impôts, la création d’un Guichet unique.
Pour le président du patronat du Mali, Moussa Balla Coulibaly, notre pays a de bons textes. Malheureusement, ils ne sont pas appliqués ou sont mal appliqués. En réaction aux propos du ministre Thiam, il dira que les réponses données par les enquêtés ne sont pas faites pour nuire à notre pays.
Cette journée a été une occasion pour l’administration d’écouter le secteur, de discuter sur les mesures mises en œuvre par le gouvernement et des échanges sur l’état des lieux de la pratique des affaires.
La forme rime certes avec le fond. Cependant, il reste à savoir si l’amélioration du classement du Mali pour de simples raisons de prestige devrait être le principal objectif de telle rencontre. Bref…
Chiaka Doumbia