Nouvelle Le temps des orgies Sangouni- MD: la rencontre

Publié le par MOEURS

 

Episode 26

 

Maladivement amoureux de la cousine de son épouse, sinon fou des rondeurs de celle-ci, MD avait fini par devenir l’esclave de son satanique désir et des caprices d’une femme qui savait ce qu’elle voulait et ne lésinait sur aucun moyen pour atteindre ses objectifs. Convaincue du désir maladif que son beau-frère éprouvait pour son corps, elle lui cédait ses dessous à 50.000 FCFA, l’unité. Ces slips, les portaient pour assouvir sa libido et en tiraient d’énormes plaisirs. Ah, le pervers ! Il restera longtemps sous l’emprise de Safy qui, de son côté, n’entendait plus s’arrêter en si bon chemin. Tant les fantasmes de son richissime et très généreux animal de beau-frère commençaient à faire leur effet, non seulement sur son corps et son esprit, mais aussi sur sa bourse débordante depuis d’espèces sonnantes et trébuchantes.

 

Aux anges, MD savait au fond de lui que la belle Sangouni lui accorderait son ‘’pèlerinage’’ parce que sa curiosité d’en savoir davantage sur ce beau bienfaiteur avait fini par se transformer en obsession. Elle le voulait à elle, près d’elle, dans l’intimité que son mari ne saurait soupçonner. Elle avait tout planifié, prête à rendre la monnaie. Le jour du rendez –vous vînt.

 Après une nuit agitée et pleine de questionnements pour une femme qui n’avait pas l’habitude de tromper son mari, Sangouni se réveilla en proie à une  vague sensation. Une sorte de mélange de peur, de honte mais curieusement aussi du bonheur d’aller à la rencontre de l’homme qu’elle désirait sincèrement et profondément. Mais, que faire ?

Elle s’était décidée et son cœur ne balançait plus. Son corps de femme, son âme à MD. Aujourd’hui ou jamais ! Comme à l’accoutumée, elle se réveilla de bonne heure, déposa l’eau de bain de son mari dans les toilettes et disparut dans la cour, où l’attendaient les principales tâches quotidiennes. L’eau chaude pour le café de la famille, les premiers coups de balaie dans la petite cour, le salameck avec la voisine d’à côté.

Dans sa chambre, le maître des lieux, gérant du restaurant, s’affairait dans ses préparatifs. Il partait pour son champ situé non loin de l’ancienne usine de traitement des noix de karité dans la périphérie. Et c’est au pas de course, sans jeter le moindre regard sur sa dulcinée qu’il ramassa au vol son trousseau de clés et se dirigea vers sa petite voiture.

Sangouni comprit la manœuvre de son mari et ne fit rien pour retarder son départ. Pire, elle ne lui a pas dit qu’elle sortait, et son beau n’y pensant jamais, sachant sa femme trop pudique, ne remarquera rien.

-          ‘’Je vais au champ et je serai de retour en début de soirée’’, lança t- il à sa femme au moment de démarrer.

-          ‘’Woye !’’ laissa t- elle échapper. Une journée pour elle et MD dans une tranquille chambre d’un des meilleurs hôtels de la capitale, merci grand Dieu !

Sur cette funeste pensée, Sangouni acheva de prendre son bain. Seule dans sa chambre, et  libre de toutes contraintes, elle s’installa sur le pouf  attenant à la coiffeuse, laissa choir la lourde serviette qui nouait nerveusement sa taille de guêpe roulant sur deux revolvers braqués sur de grosses lèvres de fesses tombant à la terminaison de deux lourdes - mais ô combien ravissantes cambrures !

-‘’A nous deux MD’’ laissa-t-elle tomber au moment où elle se saisissait du tube de pommade dont une poussée fit jaillir une masse onctueuse dans sa paume. D’un tour négligé, elle partagea la pâte entre ses mains et c’est parti pour l’onction de tout le corps. Aucune partie n’échappa au massage, pas même l’ouverture ensommeillée de son jardin fort radieusement tondue. Une touffe en filigrane cernait le bas du mont de venus, jusqu’à la terminaison de l’arme fatale.

Peu après l’exercice de massage, elle se leva lourdement pour sortir une boîte en métal or et bleu. Ici, repose le missile mortier – pilon, l’arme qui ne sort de sa cachette qu’à des occasions de belles parties avec son mari. Le ‘’baya’’, en triple chaîne, couleur blanche sentant une forte odeur d’encens, qu’elle fit passer par son cou avant de le laisser choir sur sa belle hanche. Du côté du miroir de l’armoire, un très beau spectacle : un corps ondulant montrant deux gros nichons en position de cessez-le-feu. Des séances de maquillage, un coup de lame sous ses aisselles. Un coup de peigne sur sa brillante chevelure cirée noire et tombant majestueusement sur ses fines épaules.  C’est après donc ce premier rite qu’elle sortira de l’armoire, un jeu de petits pagnes avant de choisir celle qui conviendrait le mieux. Taillée dans le creton beige, et transpercé en certains endroits bien suggestifs - de quoi éveiller la curiosité de celui qui aurait la chance de la surprendre dans cette position, on lisait cette phrase magique, envoûtante et exécutante, en plein milieu du ‘’pagne’’ : «Oui, chéri, fais- moi mal, déchires-moi mon amour».

Le port de ce petit mais combien excitant attribut acheva de donner au corps de Sangouni sa forme rêvée. Le reste était sans importance, la robe grand Dakar rouge bord eau, le taxi pour l’esplanade de l’ambassade de France. A suivre

Par Sory Haïdara

 

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